03 février 2016 ~ Commentaires fermés

L’heure est au rassemblement, Ubutigu burageze !

Chers compagnons de lutte,

Adultes et Jeunes Burundais,

 Depuis le 26 avril 2015, vous avez refusé de vous taire face à un Président qui voulait violer la constitution et les Accords d’Arusha pour la paix pet la réconciliation au Burundi, signés le 28 août 2000. Vous êtes allés dans la rue pour dire non à ce 3ème mandat, pour dire stop à ce régime qui avait excellé pendant 10 ans à massacrer la population, à assoir la corruption, la malversation, la spoliation des biens des citoyens, la dilapidation les biens publics et à promouvoir l’incompétence. Vous avez eu le courage de faire face à ce pouvoir criminel.

Vous avez choisi la voie pacifique pour le faire partir en exerçant votre droit de manifester mais au lieu de vous écouter, il a envoyé les policiers pour vous tirer dessus. Mais même sous les balles vous avez continué à manifester. Vous êtes des braves, des héros.

Le 13 mai 2015, certains vaillants ont voulu vous aider mais les traitres les en ont empêché. Ils l’ont payé assez cher et ceux qui sont en prison assument leurs actes. Ils sont également nos héros.

Vous avez subi une répression terrible depuis ce jour. On vous enlève, on vous torture, on vous viole, on vous tue et on vous jette dans des fosses communes. Face à cette répression, certains d’entrer vous ont fui, d’autres ont pris les armes pour se protéger.

Il y a eu des alertes, des dénonciations, on a fait appel au secours aux organisations régionales, aux organisations continentales et à la communauté internationale en espérant que les leaders, principalement africains affirmeront et mettront en acte le slogan qu’ils aiment répéter : « la responsabilité de protéger ». Mais ils viennent de nous confirmer ce que nous savions déjà ; « réglez vos problèmes car vous êtes souverain ». En d’autres termes, ils ont lancé un message aux Burundais pour nous dire : « Nous comprenons que vous avez de sérieux problèmes dans votre pays, mais nous sommes désolés de vous dire que si vous croisez les bras, ce n’est pas de notre part que votre salut prendra départ. Mais tout de même, si vous parvenez à vous redonner l’honneur que mérite votre pays et à vous libérer du joug de la terreur qui veut vous asservir, nous ne nous y opposerons pas non plus ».

Maintenant on sait qu’il revient à nous et à nous seuls de faire tomber ce dictateur sanguinaire et ensemble, on va y arriver. L’heure est au rassemblement. Il faut mettre de côté les différends, maîtriser les egos et regarder l’objectif commun que l’on doit atteindre : « restaurer la légalité constitutionnelle et bâtir l’Etat de droit au Burundi ». Et rassurez-vous, on va y arriver.

A ceux qui ont choisi l’option de la lutte armée, mettez-vous ensemble puisque vous combattez pour une même cause ; rassemblez-vous et organisez-vous.  Vous pouvez vous retrouver situés sur des postes d’observation différents, mais sachez que vous observez le même objectif. Considérez les différences comme des atouts et non comme des défis, interconnectez vos postes d’observation, faites que les lacunes des uns soient comblées par le savoir des autres et chacun se retrouvera renforcé. De cette façon, vous combattrez ensemble, vous vaincrez ensemble, vous célébrerez ensemble, et le peuple avec vous ! Vous avez un ennemi commun et il le faut l’affronter ensemble. Protégez et respectez les citoyens et leurs biens car c’est pour leur intérêt que vous vous êtes levés. Cela permettra également aux âmes éprises de voir l’Etat de Droit se restaurer au Burundi de vous offrir de l’aide facilement et efficacement.

A ceux qui s’impliquent activement sur les moyens de technologies de l’information et de la communication (les réseaux sociaux) redoublez de force et de courage. Sachez que l’information forme et transforme, continuez à informer, à encourager vos frères et sœurs de lutte et à alerter les citoyens et le monde entier. Ainsi, les citoyens seront encouragés à marcher de l’avant et quant au monde, il ne viendra pas dire qu’il ne savait pas. Dans vos communications, armez-vous de la force morale pour ne pas céder à la provocation et aux insultes qui sont devenus le mot d’ordre de la communication du pouvoir en place, consentez des sacrifices en termes de temps de service, de rapidité et de ténacité.

Aux Burundais en général, prenez conscience, ne vous résignez pas, ne cédez pas à la terreur, ne vous découragez pas ! Plutôt, pensez à vous protégez et appuyez les bonnes initiatives de changement. Ne vous laissez plus tuer comme des mouches. Que les parents refusent qu’on leur prenne leurs enfants, aux enfants leurs parents, aux citoyens en général leurs frères et sœurs, leurs voisins, etc. Ceux qui vous attaquent sont aussi des personnes mortelles, mettre l’uniforme de l’armée ou de la police ne les rend pas des immortels.

A ceux qui prient, persévérez. Gardez cette conviction qu’il y a un Dieu de Justice qui ne somnole ni ne dort et le temps venu, ce Dieu se manifestera aux yeux de tous. Ce Dieu n’est pas celui de Pierre Nkurunziza qui marie sorcellerie et sacrifices humains à la Sainte Bible. Cela ne marche pas ensemble et la sentence ne tardera pas à tomber.

La lutte continue, elle prendra le temps qu’il faut et elle vaut la peine d’être menée et d’être soutenue. Braves sont ceux qui d’une manière ou d’une autre, y prennent et y prendront part ! 

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