15 décembre 2015 ~ Commentaires fermés

Nkurunziza l’avait juré le 25 avril 2015 : « nous boirons (le sang) des opposants comme on boit du thé froid !»

Au début de cette année 2015, Monsieur Pascal Nyabenda, Président du CNDD-FDD annonce que les consultations menées dans tout le pays auprès des membres de son parti ont prouvé que ces derniers ne veulent d’autre candidat pour leur parti à part M. Pierre Nkurunziza.

Sans tarder, Monsieur Onésime Nduwimana, alors Porte-parole du CNDD-FDD se dit surpris de tels propos, avançant que la question n’avait jamais été discutée par les instances dirigeantes du parti, encore moins de consultations organisées au sein des membres du parti, et que par conséquent, il ne faudrait pas mentir au peuple et faire tomber la responsabilité du mensonge aux membres du parti.

A ce moment, Monsieur le Zélé, Gélase-Daniel Ndabirabe répondit à Monsieur Onésime Nduwimana dans des termes dont la teneur était jusque-là minimisée mais qui révèle aujourd’hui la conduite de Pierre Nkurunziza et de son parti dont il est véritable président, étant le Président du Conseil des sages qui prend les grandes décisions et les orientations du parti. En répondant à Onésime Nduwimana, Ndabirabe l’avertit qu’il avait de la chance que le CNDD-FDD était déjà sorti du maquis. Si non, oser tenir une parole contraire à celle du président serait un crime sanctionné par l’élimination physique (assassinat) pure et simple.

Le 25 avril 2015, Monsieur Pierre Nkurunziza annonçait aux membres de son parti qu’il n’aura pas peur de ses opposants, il rappela aux Bagumyabanga que même du temps du maquis, la majorité des victimes au sein des combattants du CNDD-FDD le furent à cause des dissensions internes, en d’autres termes, parce qu’elles avaient des voix discordantes à celle du chef. Et de qualifier les opposants comme du thé froid qu’il boira sans difficultés.

Au mois d’octobre 2015, Monsieur Révérien Ndikuriyo précisa que le nombre de victimes lors de la guerre du CNDD-FDD fut supérieur à 50.000 hommes. Par déduction, les combattants assassinés par les dirigeants du CNDD-FDD pour avoir exprimé une idée contraire à celle de leurs chefs et dont le sang fut bu comme du thé froid furent supérieurs à 25.000 hommes.

Au début des manifestations contre le troisième mandat, un membre du CNDD-FDD fit la remaque à son ami que beaucoup de Burundais, y compris même ses proches collaborateurs et probablement sa femme, ne connaissent pas le Président Nkurunziza ; c’est un homme qui ne recule jamais et qui est prêt à commettre l’irréparable pour faire prévaloir sa position ou sa volonté. La personne continua que Nkurunziza sera prêt même à sacrifier un million de Burundais plutôt que de revenir sur sa décision de briguer un troisième mandat. Les faits actuels ne prouvent pas le contraire.

Si aujourd’hui Monsieur Nkurunziza s’en prend à la communauté tutsie et s’il force un message de haine ethnique au sein de la population, il ne fait que changer l’arme d’épaule, mais l’intention véritable est la même : régner en monarque absolu sur le Burundi. Lors de ses deux premiers mandats, des milliers de citoyens de la communauté hutue, essentiellement membres du parti FNL avaient été assassinés, mais aujourd’hui, pour jouer sur la courte mémoire des Burundais et le faible niveau d’analyse critique de certains, il sort une nouvelle carte qui offusque les assassinats ciblés et les exécutions sommaires des membres du FNL pour expliquer que le problème burundais est la communauté tutsie et qu’il faut s’en défaire pour espérer la quiétude ! Nous devrions écouter et réécouter la chanson de Thomas Nzeyimana, alias Mkombozi (https://www.youtube.com/watch?v=8FdIgbf7bcg), il a expliqué le phénomène Nkurunziza en quelques minutes sous une mélodie cachant une profondeur d’analyse inégalée.

Parmi les personnes à mémoire courte prises dans le piège de Nkurunziza se trouve ces membres du CNDD-FDD, ces militaires, ces policiers, ces imbonerakure, ces agents du Service National des Renseignements, ces administratifs et ces citoyens qui lui prêtent concours actif en torturant en assassinant les paisibles citoyens.

D’autres personnes à mémoire courte et indirectement complices de Nkurunziza, ce sont ces Burundais naïfs et lâches qui, malgré la condamnation qu’elles font des actes barbares de Nkurunziza, se révèlent incapables d’apprécier le danger qui guette le pays et d’adopter un comportement approprié. Elles paraissent méfiantes face aux demandes de soutien ou à l’assistance aux victimes de la barbarie de Nkurunziza, et affichent une indifférence quasi-pathologique comparable à une démence (diminution des fonctions intellectuelles, de l’attention et du jugement et une perte des critères de référence logiques, éthiques et sociaux selon Larousse). Certaines d’entre elles pensent à tort qu’elles ne seront pas atteintes en affichant une teinte de « sérénité et de neutralité »,alors que la réalité intérieure est tout autre ! Quand les escadrons de Nkurunziza viennent comme des chiens enragés, c’est pour tuer, spolier ou violer les femmes et les jeunes filles et personne n’y échappe !

Monsieur Nkurunziza est animé d’une boulimie démoniaque du pouvoir dont éventuellement ses marabouts lui auraient dit qu’il n’acquerra qu’après avoir offert en sacrifice une grande quantité de sang des citoyens burundais. A bien analyser ses dires et leur corrélation avec ses actes, on serait tenté de croire que la grande quantité du sang des combattants du CNDD-FDD victimes de leur audace face à la mauvaise direction de leur mouvement l’a hissé à la direction du CNDD-FDD et maintenant, il veut qu’une quantité de sang des citoyens de loin plus importante soit versée continuellement pour le consacrer monarque absolu du Burundi !

En massacrant les jeunes, les pères de familles, les mères de familles, Pierre Nkurunziza prouve que Ndabirabe était son véritable porte-parole en janvier 2015 quand il réagissait aux propos d’Onésime Nduwimana et qu’il veut diriger le Burundi comme il a dirigé le CNDD-FDD au maquis, avec le mot d’ordre : « tu lèves le doigt, on te tue ». Plus encore, il démontre ce qu’il a juré le 25 avril 2015 qu’il boira le sang de ses opposants comme du thé froid.

Monsieur Pierre Nkurunziza, tu démontres ta force en endeuillant des familles et, par ton génocide organisé, tu emportes une génération de Burundais talentueux en qui le pays et les familles avaient beaucoup investis, mais tu oublies une chose : tu peux briguer la place des grands sanguinaires de la deuxième décennie du 21ème siècle mais tu n’échapperas pas à la sentence de ceux qui t’ont précédé dans une telle voie. Certains allaient jusqu’à organiser des festins auxquels étaient conviés leurs ministres et leurs dignitaires pour célébrer le cadeau d’une tête coupée d’un opposant, mais ils n’ont pas eu le dessus sur l’histoire et leur fin fut tragique et tu ne feras pas exception.  

En exhibant les photos des victimes et les vidéos des scènes macabres, les escadrons de la mort de Nkurunziza pensent que c’est pour torturer moralement les familles et les proches des victimes et par là montrer à tous ceux qui tenteraient de lever le doigt le sort qui serait le leur ! En partie c’est vrai, mais sous un autre aspect, ils rendent un bon service car bientôt, ces images témoigneront contre Nkurunziza et ses lieutenants et le sang de ces innocents qu’il considère comme du thé froid à boire pourrait changer de chaleur et révéler sa véritable puissance jusqu’ici ignorée !

Nkurunziza a promis de boire le sang des Burundais, il incombe alors aux Burundais de ne pas lui laisser le libre chemin ! Il ne s’arrêtera pas de lui-même et s’il y a ceux qui l’espèrent, ils sont pitoyables ! Les vies sacrifiées devant l’indifférence de certains sont suffisantes, les Burundais de bonne volonté ne devraient pas perdre courage à cause de la révélation du degré de criminalité de Nkurunziza. Il faut serrer les ceintures et se préparer à marcher, à avancer, en conjuguant les efforts, en mettant de côté certaines divergences consécutives à l’immaturité de certains actes du passé et en se focalisant sur le futur brillant qu’il faut décrocher ensemble à tout prix !

Nkurunziza et son équipe s’attendent à une attaque de plus de 200.000 hommes comme le disait Révérien Ndikuriyo en octobre dernier, mais ils oublient que les Burundais épris de paix et de changement sont supérieurs à ce chiffre et qu’ils ne doivent emprunter ni la stratégie ni le chemin que leur tracent Pierre Nkurunziza ou Révérien Ndikuriyo.

Il s’impose de se réveiller davantage, de changer la façon de penser et d’interpréter ce qui se passe, de revoir la manière d’agir, de reconsidérer certains comportements, et les effets positifs et concluants ne tarderont pas. Une solidarité bien engagée et bien coordonnée fera que de paisibles citoyens ne soient plus continuellement arrêtés comme des vaches conduites à l’abattoir, que des ménages ne soient plus pillés par les policiers et les imbonerakure, que des mamans ne soient plus violées par ces policiers et imbonerakure devant leurs enfants tout comme les jeunes filles.

Tout travail exige un effort et un prix à payer et on ne fera pas exception à cette loi de la nature, mais l’effort pour la libération de notre pays pris en otage par des diables est sans commune mesure car Nkurunziza ne peut pas continuer à s’offrir un petit déjeuner fait du sang des Burundais indéfiniment et impunément.

Ne cédez pas face à l’ennemi et les beaux jours arriveront comme l’aurore.

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